7e album
Hyperconnecté
Warning: You have to understand French to appreciate "Les Moi".
Avec leur septième opus, « Les Moi » atteignent un niveau qui n'a rien à voir du tout avec le mystique ou la numérologie. On ne parle ni d'Heptade, ni de réveil spirituel, de perfection divine ou de l'union 3+4=7 entre le divin (la Trinité) et l'univers (eau, vent, feu et terre). Ni des sept jours de la semaine, des sept couleurs de l'arc-en-ciel, des sept péchés capitaux ou des sept nains de Blanche-Neige.
On parle de folk, rock, pop, blues, prog, jazz et classique – et plus encore, car « Les Moi » ne sont pas contraints par un chiffre aussi stupide (sauf peut-être par le fait qu'il y ait sept notes de musique, de do à si, mais, bon, ce n'est qu'une coïncidence. Une énorme coïncidence, certes, mais une coïncidence quand même).
« Les Moi », c'est du n'importe quoi, mais du n'importe quoi de grande qualité. On l'a dit et on le répète (en texte et en chanson) : pour « Les Moi », ce sont les paroles qui comptent, et, dans la pure tradition de la chanson française et québécoise, on en beurre épais. Des textes absurdes ou tendres (sans faire la morale), de vérité ou de fiction (sans faire la morale), du bonheur à la tristesse avec toutes les émotions entre les deux (toujours sans faire la morale), pour faire la fête ou réfléchir (bon, des fois, ça moralise un tout petit peu).
Mais, surprise, sept fois surprise! Où est passée l'Anthologie des versions alternatives, cet appendice signature si cher à tous les albums précédents de « Les Moi »? On a beau chercher partout, cette fois-ci, il n'y en a pas. Le septième album de « Les Moi » serait-il mystérieusement ésotérique après tout?
Bref, si le monde s'est créé en sept jours (selon certains), eh bien, on espère que « Les Moi », eux, n'auront pas fini de créer après sept albums. Ce serait tout de même un peu trop de cohérence.
© 2026 Michel Bruneau